Plus de six mois que nous sommes ensemble, une belle aventure déjà, avec certains épisodes plus ou moins difficile. Mais qu'à cela ne tienne, nous sommes bien partis tous les deux en camping. Tu es arrivée chez moi le vendredi soir, car notre train partait le samedi matin de bonne heure. Je nous revois tous les deux impatient de vivre cette nouvelle aventure, moi je souhaite juste retrouver la Magali que j'avais laissé avant de partir en Italie.
Nous sommes partis tous les deux avec nos sacs de voyages, nos sacs à dos, la table, la tente, les chaises, direction la gare Montparnasse. Mais tout juste arrivé au métro Censier-Daubenton, tu te rend compte que tu as oublié ton portable chez moi...Trop tard, nous sommes trop juste, on se débrouillera avec mon portable.
Et en effet nous sommes arrivés juste à l'heure, le temps d'aller jusqu'à notre voiture, que le train ferme ses portes. Direction dans un premier temps Rennes, où l'on doit attendre le prochain train pendant une heure. Heureusement ma cousine qui travaille sur Rennes peut se libérer et venir nous voir à la gare.
Souvenir de te voir sans cesse stresser de peur d'avoir oublier quelque chose. Le paysage défile, et nous arrivons en gare de Rennes. Avec tout notre attirail on va se poser dans un café, et ma cousine nous rejoins. Un coca, un sandwich, quelques discussions et c'est l'heure de continuer le voyage, direction Vannes. On a tellement hâte d'arriver, surtout que le temps se dégage et que des rayons de soleils font leur apparition.
Arrivée à Vannes vers 13h15, il faut attendre 14h pour qu'une navette nous emmène jusqu'à Baden. Heureusement il n'y avait pas beaucoup de monde, et le chauffeur, nous voyant chargé comme des mules, nous proposa gentillement de nous déposer directement au camping. Vingt minutes de trajet plus tard, nous voilà arrivé. La dame de l'accueil m'indiqua un endroit où l'on pouvait choisir notre propre emplacement. Il y en avait pas mal de libre du coup on ne savait pas vraiment lequel prendre, on se mit d'accord pour l'emplacement 727, au fond d'une allée, histoire d'être tranquille. La tente Quechua rapidement monté, on installa toutes nos petites affaires à l'intérieur et direction la piscine.
Il y avait une piscine extérieur pas chauffé, une autre chauffé, des toboggans, une piscine intérieur chauffée et avec un jaccuzzi, que demande le peuple? On se baigne à l'extérieur mais très vite on rentre à l'intérieur, c'est plus agréable^^. Et finir par le jacuzzi, quel bonheur. Pour ce premier soir tu décides de m'inviter au restaurant du camping, et on s'en souviendra longtemps de ce repas, je n'avais jamais autant mangé avant. L'air de la Bretagne çà creuse alors j'ai commencé par une galette chèvre chaud et salade verte, puis une galette jambon formage, et j'ai fini par une pizza fromagère (quatre fromages). Je t'ai même aidé à finir ta pizza savoyarde, que de fromage dans mon ventre! en sortant du restaurant je n'arrivais même plus à marcher. Ce fût cependant une excellente première journée avec toi.
Dimanche matin la pluie fit son apparition, il fallait bien que la Bretagne tienne sa réputation. On passe donc notre journée dans la piscine couverte et le jacuzzi, avant d'entamer deux paquets de nouilles chinoises que tu as ramené de chez toi. Tout se passait bien mais j'étais inquiet, je me posais certaines questions, l'orage éclata mardi matin.
Dur retour à la réalité, oui je peux prendre ces aveux sur moi, ce ne sont pas les premiers, mais comment te regarder à nouveau? Toi qui hier me serrait dans tes bras et qui désormais me repousse, me fuit. Il nous reste une semaine à passer ensemble et j'ai pas envie qu'elle se passe de cette manière. J'avais acquerrit une certaine affection vis à vis de toi et je ne pouvais pas l'effacer d'un simple coup d'éponge, surtout en te fréquentant au quotidien, je ressentais encore le besoin de t'avoir à mes côtés. Alors petit à petit on a remonter les échelons de notre relation, et malgré ce que tu pensais, j'en faisais abstraction, je n'arrivais pas à m'imaginer une fin comme celle-ci. On a été passé une nuit chez ta marraine et son mari, mais le matin quand on s'est réveillé, et qu'on s'est raconté nos rêves, j'ai compris que plus rien ne serait possible. Tu rêvais que tu rencontrais un beau gosse dans ton école d'infirmière, et que tu avais aussi un mec. De mon côté je nous voyais tous les deux avec d'autres gens, puis tu devais aller à la gare en taxi, mais justement dans ce taxi il n'y avait plus de place pour moi, j'essayais de t'appeller mais tu ne m'entendais pas... On se dit ce ne sont que des rêves après tout, mais les rêves ne reflètent ils pas les pensées les plus profondes?
Mais c'était trop tôt pour moi, je repensais sans cesse à six mois avec toi, ma plus longue relation, j'y avais cru et j'avais l'espoir de réussir avec toi, mais je m'étais trompé, et comme on le sait tous on a du mal à reconnaître quand on se trompe dans ses choix.
Puis on est rentré à Paris, et je t'ai raccompagné jusqu'à la gare Saint-Lazare le mercredi midi, on s'est quitté dans les bras l'un de l'autre, en s'embrassant. Alors oui comme tu le penses çà aurait pu être une belle fin, mais je n'en suis pas capable, il me fallait une fin triste, bien triste. Par hasard tu es passé chez moi ce vendredi, parce que tu avais besoin du réchaud pour ton camping, pour toi les choses étaient claires depuis un certains temps, tu avais juste besoin d'un peu de temps pour tourner la page sur cette relation, je peux donc te laisser partir tranquille en y ayant cru jusqu'au bout. Je t'ai regardé partir par la fenêtre, la tête appuyé contre la vitre...ce sera "notre fin" !
Comme une intime évidence
Que parfois même tout donner n'est pas forcément suffire
Puisque c'est ailleurs
Qu'ira mieux battre ton c½ur
Et puisque je t'aime trop pour te retenir
Que les vents te mènent
Où d'autres âmes plus belles
Sauront t'aimer mieux que moi puisque je ne peut t'aimer plus...
Puisque tu pars..."